THE REALITY PRINCIPLE

2000- 2020 (selected work)

CHAPTER II: THE POINT OF NO RETURN

 

 

THE REALITY PRINCIPLE is a non fictional project divided in two series: No one knows and The point of no return, both made of analog photographs that I have taken since I was 19. Built like a personal documentary, these two series reflect my World in two different approaches.

The meaning of what we see always remains a certain silence. In a mysterious continuity, photography brings visuality, but nothing else. We have no choice but to interpret what we see. All my pictures tell an idea of an intimate truth, at a special moment of my life. Fragments of a reality, fragments of my reality.

The point of no return. It defines the point at which an irreversible commitment must be made, marked by the impossibility to return to the starting place. It evokes time and the unlikelihood to go back in time itself. For that reason, I use colour, a way to speak about reality and tell the vibrance of life and its emotions.

In face to face with my other series No one knows, solely in black and white, The point of no return is about exploring a never-ending question, by wandering in the film like I could wander in my personal life. Colours represent my mind, the way I think, they reflect my own reality. This series is a journey in a fragile reality, tainted by disappearance. It represents an evocation of my own story, which has been determined by leaving everything behind, and not coming back. This series aims to reach a complex reconciliation with myself.

THE REALITY PRINCIPLE est d’abord un projet réalisé à partir de photographies argentiques prises et sélectionnées pendant près de vingt ans, de mes dix-neuf ans jusqu’à mes trente huit ans. Il est composé en deux séries distinctes No one knows et The point of no return, tournant autour des questions suivantes : Qu’ai-je vu ? Qu’ai-je tu ? Qu’ai-je su ?

Ce que nous voyons conserve toujours une part de silence. Dans cette mystérieuse continuité, la photographie nous donne à voir, mais rien d’autre. Nous devons interpréter ce que nous voyons, au risque de se tromper, au risque de changer d’avis, au risque de se perdre.

Le point de non retour. Il se définit comme le moment où l’on prend un engagement irreversible, marqué par l’impossibilité de revenir en arrière. Il évoque l’idée du temps et de l’impossibilité de retourner dans le passé, de voyager dans le temps. Pour cette raison, j’ai choisi de construire cette série avec des images en couleurs, comme une forme d’expression de la réalité, traduisant la résonance de la vie et des émotions.

Dans un face à face avec mon autre série No one knows, celle-ci présente une errance, non pas dans le Réel, mais dans une question sans fin. Les couleurs représentent mon esprit, ma façon de percevoir, elle reflètent une image de ma propre réalité. Cette série est un cheminement dans une réalité fragile, teintée de disparition. Elle est l’évocation de ma propre histoire, qui a été déterminée par ma décision de tout quitter, pour ne jamais revenir. Cette série est la tentative de me rapprocher d’une réconciliation complexe avec moi-même.